Pour les droits des aînés et de leurs proches

Association déclarée au J.O.R.F. du 1er décembre 2018

Pourquoi ?

L’association a été créée en novembre 2018 par des avocats dans une volonté de résister à l’érosion progressive des droits de nos concitoyens au fur et à mesure qu’ils avancent en âge.

Résister c’est en particulier revenir à l’idée que nous sommes tous des sujets de droits jusqu’au bout de la vie. Une fois rappelée cette évidence théorique parfois oubliée, c’est encore travailler à ce que nos aînés exercent effectivement leurs droits autant que possible malgré les limitations liées à la vieillesse. Telle est la raison d’être de notre association.

Cette visée générale recouvre des réalités très concrètes : habiter où l’on veut, circuler selon ses envies, disposer de ses biens comme on l’entend, conserver l’intimité de sa vie privée, voir ses petits-enfants, entretenir une vie citoyenne, sociale, affective librement, se marier le cas échéant, pouvoir choisir son traitement médical et refuser certains soins, décider comment l’on veut être aidé, avoir son mot à dire dans les modalités de sa toute fin de vie, etc.

Mais résister c’est aussi revendiquer la liberté réelle pour un citoyen âgé de ne pas user d’un droit qu’il serait en capacité d’exercer, car l’autonomie n’est pas un absolu.

Comment ?

L’idée initiale n’est pas de créer un lobby de plus mais d’agir pour une société plus inclusive par un usage du droit cherchant à relier plutôt qu’à individualiser davantage. Cet objectif explique le nom de l’association retenant le terme « aînés » ; on n’est pas aîné tout seul. Dans le même sens, ce nom associe les aînés à leurs proches ; les droits des uns et des autres sont en effet très liés quand les plus âgés entrent dans la dépendance de leur entourage.

Des réalités biologiques et économiques poussent assez « naturellement » à négliger la pleine citoyenneté des aînés. C’est à partir de cette négligence qu’émerge notre résistance d’acteurs de la société civile incitant à ne pas céder trop vite aux sirènes de la fatalité. Le droit est notre levier d’action ; nous croyons en son rôle central dans la vie sociale d’aujourd’hui, tantôt pour contester et contrôler, tantôt pour réfléchir collectivement à la valeur de nos pratiques.

Avec qui ?

L’association PDAP est pilotée par des avocats en tant que spécialistes du contentieux stratégique et du plaidoyer mais aussi dans un rôle de médiateurs entre les intérêts particuliers et l’intérêt général, une fonction ancienne à retrouver.

L’association recherche également l’adhésion d’autres professionnels ayant une parole experte sur les questions du vieillissement, en particulier des universitaires et des praticiens de la santé et des sciences sociales, ainsi que des représentants du monde des aidants. Cette co-construction a démarré mais doit s’élargir.

Association PDAP

222 Boulevard Saint-Germain 75007 Paris

association@pdap.fr